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Aymeric Pichevin

  • Cofondateur du Home Sessions Club
  • Correspondant en France du magazine Billboard
  • Maître de conférences associé à la Sorbonne
  • Fondateur de la société de conseil Man Media

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Accueil | Patrick Zelnik : La gestion collective n’est pas obligatoire »

13.01.2010

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Voici les sites qui parlent de Une licence radicale :

Commentaires

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(reprise des commentaires sur electron libre)

Simone
25 janvier 2010

Vous soulignez que la marge marginale en valeur a baissé pour les maisons de disque. La marge marginale en valeur est celle qui finance les coûts fixes d’un projet, à savoir les coûts d’enregistrement et les coûts de développement (marketing & promo) ainsi que les charges fixes (il faut environ 6 personnes pour developper un artiste - promo radio, promo presse, promo télé, web, chef de produit, DA, image - sans compter les services généraux, juridique, compta, gestion des droits). Ce qui veut dire qu’il faut donc vendre davantage dans l’univers du digital pour arriver au point mort du financement de ces charges fixes. Si l’on réduit encore cette marge marginale en valeur, le point mort augmentera d’autant. Jusqu’à ce que la maison de disque juge que le projet est trop risqué et décide de ne pas le faire. Voilà le problème. Je ne nie pas que du côté des artistes il y a également un manque à gagner. Mais il y a encore une maison de disque pour produire et développer. Y en aura-t-il encore une demain ? Si vous croyez qu’une gestion collective ou licence légale résoudra ce problème, je crois que vous vous trompez. Vous n’obligerez personne à investir sur un projet trop risqué. Le feriez vous vous même ?


Sand
25 janvier 2010

Bon, de toutes manières il s’agit impérativement d’avancer.


C’est au moins un pas en avant, c’est ça qui est important, avancer !



26 janvier 2010

Il ne faut pas oublier les distributeurs. Les disquaires physiques dégageaient de la marge sur les ventes de CD pour payer les stocks, leur loyer et leurs employés. Avec la chute des ventes, la marge dégagée n’était plus suffisante pour payer des frais de structure qui n’étaient pas très flexibles à la baisse. Cela a entraîné les fermetures que l’on connaît, de la Fnac Bastille à Rennes Musique.


Sur le digital ça se complique encore plus. Un titre à 0,99€ TTC donne 0,83€ HT. En enlevant la Sacem (0,07€), il reste 0,76€. Les majors demandent entre 0,70€ et 0,75€, la marge restant est donc de 3 ou 4cts. Contrairement aux idées reçues, il y a des coûts de stock et de distribution dans le digital, que ce soit dans l’achat de serveurs ou de bande passante. Plus une équipe pour animer le service et chez les plus sérieux un service client pour répondre aux mails ou au téléphone. Il faut aussi signer les contrats avec les labels, et leur envoyer les reporting de ventes ainsi que les paiement tous les mois. Et je ne parle même pas de l’amortissement des investissements initiaux pour développer la plateforme, ou même la faire évoluer.


Avec les miettes laissées par les labels, car ce n’est pas les 8% de la Sacem le vrai problème, il est impossible de rendre un site de musique rentable si on regarde les volumes faits en France actuellement. Tout le monde perd de l’argent, et ça risque de durer encore quelques années. Entre temps, avec un CA global du secteur à 80 M€ HT, les labels auront touché 70 M€ par an, la Sacem 6 à 7 M€ et les distributeurs entre 3 et 5 M€.


La licence telle qu’elle est proposée n’est sans doute pas une bonne solution, mais si les labels ne bougent pas sur la répartition de la valeur, il ne restera plus que ça d’envisageable.


bill
29 janvier 2010

Les majors n’ont pas fait le deuil de l’âge d’or, elles veulent faire "comme avant" : avoir la pompe à fric bien verrouillée sur la position "ON". Elles voudraient "tuer" les nouvelles technologies, Internet, et tout ces empêcheurs de gagner du fric en rond.


On peut leur reprocher ce qu’on veut, mais au moins, elles, elles oeuvrent dans leur intérêt, qui n’est PAS de développer le marché de la musique en ligne ou en streaming. Le marché dématérialisé, c’est leur mort. Donc, elles le tuent, avec tout l’art qu’on leur connait.


Elles ont bâti leur empire sur leur capacité à manufacturer, physiquement, des disques de bonne qualité (qui, comme tout secteur fortement bénéficiaire, fini toujours en quasi monopole), ce qui était IMPOSSIBLE au commun des mortels.
De ce fait, le client payait , de manière logique, le travail et l’objet "impossible" à faire soi-même qui permettait d’avoir de la musique de bonne qualité à la maison.


Dans le monde actuel, pour diffuser une musique, il faut... avoir une connexion internet, et un pc. tout le monde peut le faire, à une qualité top. Leur véritable plus-value a disparue complètement avec le vinyle, ils n’ont pas voulu adapter leur offre, réduire leurs prix, vu que les coûts de production devenait ridicule, utiliser des nouveaux canaux peu chers (Internet) pour diffuser ou promouvoir, rendre les gens accrocs de leur entreprise, mais pour le bon service rendu, pas pour l’objet acheté. Bref, évoluer lorsque le paradigme du disque vinyle s’est évanoui.


Non, les majors ont décidé de remettre en question l’environnement plutôt que de revoir leur modèle économique. Elles sont même parvenu à tailler dans les libertés individuelles, en faisant voter des lois !


Avec le marché de la musique dématérialisé,
il faudrait qu’elles se remettent en question, car remplaçables, elles seraient mises en concurrence avec n’importe qui, sur Internet, mondialement, potentiellement..


Ce genre de gymnastique, on le réserve au salarié occidental, pas à une grande industrie habituée des rentes de situations monopolistiques.


Non vraiment, les majors font tout pour tuer le marché de la musique dématérialisée, et c’est volontaire.

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